Saturday, 23 September 2017

Chontaraz - "Rondamauh" (Official Video)

Concert review: Crazy World Tour with Scorpions (Place Bell, Laval, Canada (september 19th 2017)

(french only)


Crazy World Tour avec Megadeth et Scorpions – Place Bell, Laval, QC, Canada (19 sept 2017)

En ce beau mardi 19 septembre très ensoleillé, une pléiade d’autobus de tournée et de semi-remorques entoure la toute nouvelle bâtisse qu’est la Place Bell à Laval, Qc. Un tout nouvel amphithéâtre qui a été construit pour les concerts et le hockey sur glace. Et ce soir, Megadeth et Scorpions sont les premiers groupes musicaux à performer dans cette superbe salle qui peut contenir tout près de 8000 spectateurs en mode concert.

Pour ceux et celles qui sont très observateurs, vous remarquerez que la dernière fois que Scorpions est venu au Québec, plus précisément à Montréal, c’était le 19 septembre 2015 au Centre Bell. Ici, Megadeth continue à promouvoir Dystopia, mais Scorpions fait un clin d’œil à l’album Crazy World.

C’est avec un léger retard de cinq minutes que Megadeth débute son concert. C’est sans surprise qu’on découvre que le décor scénique, ou visuel, est le même que lorsqu’ils tournaient en « headliners » pour le Dystopia tour. Le groupe débute avec Hangar 18, mais avec un certain problème technique. Il a même fallu que le groupe arrête de jouer à la fin de la chanson pendant près de trois minutes. Dave Mustaine revient sur scène, s’excuse brièvement et annonce Mecanix. Durant les deux premières chansons, on constate un léger problème de balance au niveau de la voix, ce qui va se rétablir avec Take no Prisoners. Le groupe va enchainer avec Sweating Bullet, A Tout le Monde, Dystopia, Symphony of Destruction, Peace Sells et terminera le tout avec Holy Wars… The Punishement Due. Coté musical, rien à redire, que de bons succès fort bien interprétés et, malgré les problèmes de son du début, l’ensemble du jeu était puissant et le son était quand même très bon à La Place Bell. Par contre, ce que j’ai moins aimé dans la performance de Megadeth, c’est que les membre sont un peu trop statiques, bougent peu, malgré un trash métal aussi bon et puissant. Le groupe devrait animer un peu plus l’ensemble de la foule.

  
Deux ans auparavant jour pour jour, Scorpions était à Montréal pour défendre sur scène son dernier album, Return to Forever. Aujourd’hui, le groupe est à Laval (rive nord de Montréal), pour jouer l’intégralité de l’album Crazy World, un des plus gros succès discographiques du groupe. Les plus vieux d’entre vous, dont notre photographe (Alain Labonte), qui a eu la chance en 1991 de voir la vraie tournée Crazy World (le groupe était venue avec Trixter et Tesla), auraient remarqué que ce n’est pas le même décor scénique qu’à l’époque, au contraire. J’ai eu l’impression de revoir la même scène qu’il y a deux ans malheureusement. Je m’attendais à un petit quelque chose de différent ou de spécial pour l’occasion.

  
Scorpions entre en scène avec Going Out with a Bang et enchaine aussitôt avec Make it Real et l’excellente chanson The Zoo. Le groupe est en grande forme, et comme à son habitude, Rudolf Schenker est tous souriant et s’amuse comme un larron en foire. Malgré ses 69 ans, le gars est toujours aussi passionné et ça se ressent. Comme toujours, il change de guitare très fréquemment, avec ses fameuses Flying V de différentes formes. Pour ceux qui étaient sur place, vous aurez remarqué que James Kottak n’est plus à la batterie, mais il a été remplacé par l’excellent Mikkey Dee (Motorhead) et croyez-moi quand je vous dis que la batterie de Scorpions était puissante au rendu sonore. Un Klaus Meine lui aussi souriant donnait beaucoup de bâton de batterie. Le groupe enchaine succès par-dessus succès: Top of the Bill, We Built this House, Delicate Dance. Ils nous ont offert un petit medley comprenant Always Somewhere/Eye of the Storm et Send me an Angel. Puis est venu le moment que beaucoup attendaient : le succès planétaire qu’est Winds of Change. La foule se lève, chante à tout rompre, cellulaire ou briquet allumé. Le groupe s’offre même un hommage à Motorhead, mais surtout à Lemmy (r.i.p.) avec la pièce Overkill et Mikkey Dee a ensuite enchainé avec un excellent solo de batterie, où on a vu tout son ensemble de percussions se lever dans les airs. Le groupe a terminé sa prestation régulière avec l’excellent Blackout et Big City Nights. Après un léger temps d’attente, le groupe revient pour un rappel fort apprécié. No One Like You, Still Loving You et Rock You Like a Hurricane seront les chansons interprétées en rappel.

  
Au final, le concert de la soirée fut une belle réussite, Megadeth ont été fidèles à eux-mêmes et Scorpions se sont donné à fond et ont été très généreux avec leur publique. La Place Bell, était selon ma vision, remplie à 80%, ce qui est une bonne chose. Le son était vraiment bon. Certes, il reste quelques petites choses à changer, dont l’espace de stationnement, mais cette salle pourrait accueillir plusieurs concerts métal dans le futur. Une belle soirée que plusieurs garderont dans leurs souvenir pour longtemps. Québec-Métal tient à remercier Eloïse Boutin-Masse et Evenko.

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Photos by Alain Labonte
Chronique par Martine Otis
Correction de texte: Claire.S
©Québec-Métal

Monday, 18 September 2017

CD Critics: Requiomend - Tide Breaker (2017)


(french only)



Critique CD

Requiomed – Tide Breaker (2017)

Le groupe:
Evan Commerford – Voix & Batterie
Adam Tiseo – Guitarer
Mathew Kubeck-Berniquer – Basse

Les chansons:
01 – Father
02 – Wasted
03 – Unwanted Memories
04 – The Beginning
05 – Crisis
06 – Plead my Innocence
07 – Set Free
08 – Walking Trend
09 – Cure
10 – Tide Breaker

Requiomend est un groupe originaire des Laurentides, au Québec, Canada, mais qui est maintenant basé à Montréal. Le groupe officie dans un registre très varié, mais qui lorgne très fortement vers un groove très « old school ».Le groupe, qui est un trio, nous offre ici son premier album complet, qui s’intitule Tide Breaker. Alors ne perdons pas de temps et allons voir ce que contient cette nouvelle galette.

Le tout débute par Father, une pièce un peu lente au départ, mais hyper technique dans son exécution. Une belle combinaison de voix, qui offrent un certain aspect core, mais sans vraiment l’être. Je suis sûrement dur à suivre dans mon analyse, mais à l’écoute de cette pièce, vous comprendrez rapidement. Le coté sonore est très « old school », un bon début d’album. Wasted débute avec une introduction plus sombre, mais aussitôt que les instruments s’entendent, j’ai l’impression d’entendre un certain Trivium, mais de façon « old school » et un peu plus doom dans son ensemble. Le groove dégagé par le tout est vraiment évident et fort bien fait. Ici encore, on a l’impression d’avoir une pièce très technique du côté de l’interprétation. Unwanted Memories est un peu plus métal dans son ensemble. Encore une fois, du côté de la voix, je ressens beaucoup l’influence de Trivium. J’aime bien l’ensemble qui s’y dégage. The Beginning se rapproche plus du métal très technique avec un bon groove en toile de fond. La rythmique est dynamique et la guitare est exécutée de belle façon. J’aime le côté technique qui est apporté par la batterie et la basse donne ce groove qui nous fait headbanger. Crisis a ce petit côté trash groove dont je parlais en introduction. Un bon mélange entre voix claire et voix plus criarde. Une bonne rythmique du côté de la guitare. Il y a une certaine pesanteur dans l’ensemble de la pièce, mais c’est fort bien fait. Plead my Innocence me donne une impression Mastodon dans son ensemble. Une pièce plus lente et, encore une fois, on a droit à ce mélange entre voix claire frôlant l’alternatif et voix criarde. Une chanson plus sombre mais fort efficace. Set Free est orientée plus métal dans son ensemble, avec des mélodie venant de la guitare parsemées ici et là au travers de la pièce. Un bon jeu de guitare avec des riffs frôlant le trash à certains moments. Walking Trend est plus rapide et fortement excitée à certains moments. Du côté de la voix, c’est plus sombre. Dans l’atmosphère de l’ensemble du jeu, on ressent certains aspects plus core, mais le solo de guitare vient contrebalancer le tout vers un métal plus sombre mais dynamique. Cure est une chanson plus pesante dans son exécution. Encore une fois j’aime le côté vocal mélangeant le coté criard et plus growl à certains moments. L’album se termine par la pièce titre qu’est Tide Breaker. Cette dernière est nettement plus déjantée du côté de la rythmique au départ. Le rendu demeure quand même plus groove, mais sans jamais se perdre dans la puissance de jeu du trio. Une belle façon de terminer un album.

Ici Requiomend ne réinvente pas le bouton à quatre trous, mais le groove pratiqué ici est plus sombre et fort bien fait. La production finale de l’album est plus crasse et a une tendance plus « old school », ce qui les démarque des autres qui sont dans le style opéré ici. À l’écoute des dix chansons, on peut ressentir des influences venant autant du métal pur et dur, que du groove métal, du métal alternatif et de plusieurs autres. Du coté des voix, c’est foutrement bien fait, autant pour la voix criarde, que pour la voix plus claire. La guitare est nettement bien jouée et, contrairement à certains albums, ici on entend très bien la basse, qui nous offre ce petit groove tant recherché. Il y a un petit côté technique à l’œuvre, ce qui rend l’ensemble à la fois intéressant et complexe  dans son écoute. Ici, avec Tide Breaker, on a un bon album qui pourrait plaire à plus d’un dans différents styles. Alors n’hésitez pas à encourager le groupe en acheter leur album.

Ma note : 7.5/10

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Critique CD par Alain Labonte
Correction de texte par Claire.S
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Sunday, 17 September 2017

Live Photos: The Four Horsemen live in Paris (august 7th 2017)





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CD Critics: Insurrection - Extraction (2017)


(French only)



Critique CD

Insurrection - Extraction (2017)

Le groupe :
Stef Jomphe: Voix
Vince Laprade S.: Guitare
Antonin Fuzz: Guitare
Martin Samson: Bass
Stéphane Desilets: drums

Les chansons :
01 – System Failure
02 – Onward to Extinction
03 – Pull the Plug
04 – Le Prix à Payer
05 – The Eulogy of Hatred
06 – Parasite
07 – Le Pesant D’Or
08 – Misère Noir
09 – Assassins
10 – Data Extracted… End Transmission

Insurrection est un groupe de death métal de la belle région de Gatineau, en Outaouais. Naturellement, on parle ici d’un excellent death métal teinté de thrash ici et là, ce qui donne lieu à  une rythmique encore plus délectable dans leur musique. Le groupe a déjà trois albums au compteur avec Prologue (2008), Fracture (2010) et Prototype (2013). Il aura fallu quatre ans avant qu’Insurection nous arrive enfin avec un nouvel album, qui s’intitule Extraction. Le fait que le groupe ait beaucoup tourné pour Prototype (2010) explique sûrement pourquoi il lui a fallu tant de temps pour nous pondre ce nouveau méfait – ou bien le groupe a vraiment voulu prendre le temps de composer dix chansons de qualité. C’est ce que nous allons voir dans mon analyse de l’album dans le texte qui suit.

L’album débute avec un bruit strident, tel une bande sonore de type Resident Evil, mais avec le titre System Failure, on comprend vite le sens de ce bruit. Aussitôt ces bruits passés, la musique part brutalement avec une efficacité digne de ce à quoi le groupe nous avait habitués par le passé : rythmique soutenue et double grosse caisse. Les belles cassures de rythmique ici et là sont fortement efficaces et bien exécutées. Tous y est pour headbanger à souhait – un très bon début d’album. Et le tout se termine de la même manière que la chanson a débuté, c’est-à-dire avec un bruit strident. Onward to Extinction n’adoucit pas le ton, au contraire; ici, le groupe sort ses gros canons, avec un death métal et des doubles grosses caisses tout en puissance. On retrouve parsemés ici et là certains petits passages mélodiques, mais sans perdre la puissance dans la chanson. Et que dire de la voix : du pur growl criard fort bien fait. Pull the Plug démarre plus lentement, mais ne vous fiez pas aux apparences, car le groupe revient très vite et de façon très déjantée. Sur cette dernière, il me semble il y avoir plus de nuances dans la rythmique, mais l’ensemble demeure quand même très dynamique et puissant. Le Prix à Payer me semble un peu plus grind, en raison de la voix, et à la fois un peu trash, en raison de la rythmique de cette dernière. Le chant est magnifiquement bien interprété. Il y a plusieurs nuances dans cette chanson, car selon mon écoute j’y ressens un certain côté progressif, mais en même temps très technique dans son rendu sonore. The Eulogy of Hatred est un peu plus lente dans son rythme, mais ça n’empêche pas qu’on ressent très bien la brutalité du death métal. Malgré le coté heavy de la chanson, on peut ressentir un aspect mélodieux dans le tout. Parasite est puissante et directe, avec encore une fois plusieurs cassures de rythmique fort bien faites et qui n’altèrent en rien la dynamique de la chanson. C’est le genre de chanson qui me fait penser  au groupe Kataklysm, alors un beau compliment pour Insurrection. Le Pesant D’Or, comme son titre l’indique, est chantée en français. Encore une fois, un rythme soutenu et une puissance venant de la batterie fort plaisante. Du pur death métal. Misère Noir est plus lente au début dans sa rythmique, mais elle n’est pas moins efficace pour autant. Je perçois bien la basse, qui offre un groove proche du doom, mais sans jamais rien perdre en puissance dans l’ensemble du jeu de tous les membres du groupe. La batterie est encore une fois hallucinante dans sa puissance d’exécution. Assassins est plus orientée vers le thrash métal dans sa rythmique, mais au compte rendu sonore, elle dégage un ensemble vraiment puissant; lourde et très death. Je peux paraitre contradictoire dans mes propos, mais à l’écoute de cette dernière, vous comprendrez tout. L’album se termine par Data Extracted… End Transmission. Une bonne dynamique, je crois que cette chanson comporte tous les éléments entendus sur l’ensemble de l’album. Des rythmes puissants et sans concessions, avec mélodie ici et là. Une belle façon de terminer le tout.

Insurrection nous a fait attendre quatre ans pour donner un successeur à Prototype (2013), mais je me dois de dire qu’Extraction m’a beaucoup séduit par l’ensemble de sa puissance, alors l’attente en a vraiment valu la peine. La voix de notre Barbu Roux (Stef Jomphe) est tout simplement magnifique. Le jeu de la paire de guitaristes est exécuté de main de maitre et sur certaines chansons, on peut clairement entendre et ressentir la basse. Que dire de la puissance de la batterie sauf qu’elle est directe et puissante, et que la double caisse se donne à tout rompre durant presque toute la durée de l’album. Dix chansons superbement bien composées et bien disposées sur l’album, qui ne donnera aucun répit à l’auditeur. Amateurs de death métal, cet album est clairement conçu pour vous. Québec-Métal vous recommande fortement d’acheter l’album, mais surtout d’aller encourager le groupe en concert, qui vous restera certainement en tête pour longtemps.

Ma note : 8/10

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Critique CD par Alain Labonte
Correction de texte: Claire.S
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