Alcatraz Festival 2018

Thursday, 23 October 2014

Review: King Diamond (Live in Montreal, Oct 17th 2014)




King Diamond à l’Olympia
Par Isanielle Enright
(english will follow)


Vendredi dernier, le King était en ville et ses sujets se sont empressés d’aller lui rendre hommage. Non seulement l’Olympia se voulait l’emplacement parfait pour recevoir le groupe, mais le décor intérieur semblait faire partie intégrante de la mise en scène. Après trente ans de musique, King Diamond est loin de céder son trône.


Jess and the Ancient Ones. Jess: Voix | Thomas Corpse: Guitare principale | Thomas Fiend: Guitare principale et accompagnement de voix | Von Stroh: Guitare de rythme | Fast Jake: Guitare basse | Abraham: Clavier | Yussuf: Batterie et percussions


Le spectacle d’ouverture surprenait par son ensemble. Sept membre tiennent davantage de la foule que d’un groupe, mais Jess and the Ancient Ones produisait un son très léger, psychédélique, presque éthéré, soutenu par un solide groove. Les arrangements étaient tellement complets qu’à les entendre il n’était pasétonnant qu’ils aient besoin d’être une équipe sur scène. Sachant que King Diamond suivait après leur performance, le public semblait espérer un groupe au son donnant plus du côté pesant de la musique rock, plus près de celui du groupe principal et je n’ai pas eu l’impression que l’entrée a rempli ses attentes. Je crois que c’est une question de contexte, parce que Jess and the Ancient Ones a un son bien à lui, très cool, qui pourrait passer pour un son tout droit sorti de la dernière moitié des années soixante-dix. Il est très groovy, intense et mêmecru par moments et c’est génial de savoir qu’une telle qualité musicale se fait encore aujourd’hui.


Pour en savoir plus:


King Diamond. King Diamond: Vocals and keys | Andy LaRocque: Guitars and Keys | Mike Wead: Guitars | Matt Thompson: Drums | Livia Zita: Additional vocals


Quel spectacle. Que vous soyez fan de King Diamond ou non n’a aucune importance, vous vous devez d’aller voir ce spectacle au moins une fois dans votre vie. C'était comme une pièce de théâtre sombre, très sombre et tordue dont j'ai adoré chaque seconde. Cette pièce a tout ce qu’on peut imaginer d’une mise en scène lugubre: les jeux de lumières et de fumée, des croix inversées, des pentagrammes, des têtes de boucs etj’en passe. Alors que tant d'autres groupes tombent dans la routine et deviennent moins impliqués lorsqu’ils se produisent devant un public, King Diamond montre toujours un niveau de dévouement à ses fans digne de leur soutien au cours de ces trente années de carrière.
Le batteur Matt Thompson exécutait chaque battement avec une précision folle et avait une présence sur scène propre à lui. Parmi tous les accessoires, les flashs delumière et les autres membres du groupe parcourant la scèned’un bout à l’autre, il faisait preuve d’une force calme lui permettant delivrer des rythmes stables d’une précision à couper le souffle. LaRocque et Wead se sont avérés être une équipe soudée de virtuoses derrière les cordes alors qu’évidemment le roi et sa reine nous ont chanté le chemin jusqu’à leur royaume des ténèbres. À certains moments, lorsque le King devait chanter, Livia dansait sur un pentagramme au centre de la scène et effectuait des chorégraphies rituelles comme pour ajouter à l’ambiance étrange et halloweenesque de la soirée. Je tenais de source sûre par une personne proche de l'équipe que l’ensemble du groupe était malade ce soir-là, mais refusait d’annuler le concert et ne voulait rien laisser paraître. 
Ils nous ont souhaité Welcome Home et nous ont amenés à Never Ending Hill, nous ont fait trembler sous Eye of the Witch et nous ont invité à entrer dans leur univers avec Come to the Sabbath comme seuls les meilleurs savent le faire.  
  
Pour en savoir plus:


Review: Isanielle Enright
Photos: Alain Labonte
©Québec-Métal
Greenland Productions: http://www.fr.greenland.ca/


  

King Diamond at Olympia
By Isanielle Enright


Last Friday, the King was in town and his subjects gathered at L’Olympia to pay homage to their liege. Not only was it the perfect venue for such a classic act to perform their theatrical metal, it felt like the concert hall was an extension of the stage and part of the show. After thirty years of music, King Diamond is far from ready to give away the throne.

Jess and the Ancient Ones. Jess: Vocals | Thomas Corpse: Lead guitar | Thomas Fiend: Lead guitar & backing vocals | Von Stroh: Rhythm guitar | Fast Jake: Bass guitar | Abraham: Keyboard | Yussuf: Drums & percussion

Their opening act surprised by their lineup. Seven members on stage is definitely a crowd, but Jess and the Ancient Ones had a very light and airy sound, almost ethereal backed up by a solid groove. The arrangements were so complete, it’s no wonder they need a whole team of musicians. Knowing Kind Diamond was next, the crowd seemed to be expecting a band with a sound on the heavier side of the rock spectrum and I am unsure as to whether their expectations were met. The absence of applause in between songs was something I had yet to see in Montreal, but people didn’t seem to pay them much attention. I think it’s a matter of context because Jess and the Ancient Ones have a genuinely cool sound that could be straight out of the second half of the seventies. It’s very groovy, intense and raw and it feels great to know that this kind of superb sound quality is still around. 
To learn more about the band:


King Diamond. King Diamond: Vocals and keys | Andy LaRocque: Guitars and Keys | Mike Wead: Guitars | Matt Thompson: Drums | Livia Zita: Additional vocals

What a show. It doesn’t matter if you are a fan of King Diamond or not, you have to see this band at least once in your life. It felt like a play, a very dark, twisted play and I loved every second of it. This act has it all, lights inverted crosses, pentagrams, the works. While so many other bands fall into a routine and become less involved in the experience of performing in front of an audience, King Diamond shows a level of dedication to its fans worthy of their support during these thirty years of career.
Drummer Matt Thompson executed every beat with crazy accuracy and had a stage presence of his own. Amongst all the props, light work and other band members running around the stage, he was an unstoppable force they could count on to deliver stable and tasty rhythms. LaRocque and Wead proved to be a tightly-knit team of virtuosos behind the strings while of course the King and his queen sang us the way to their unholy kingdom. At times, when King Diamond would sing, Livia would step on a pentagram in the centre of the stage and perform ritual-like choreographies to add to the eerie feel of the evening. I was told by someone close to the crew that they were all performing with a cold that night but never did they let it show for a second.
They wished us Welcome Home, and took us on a Never Ending Hill, made us tremble under the Eye of the Witch and invited us to Come to the Sabbath in a way that was truly theirs.

To learn more about the band:

Review: Isanielle Enright
Photos: Alain Labonte
©Québec-Métal
Greenland Productions: http://www.en.greenland.ca/



Friday, 17 October 2014

Review: Amon Amarth (Live in Montreal, oct 11th 2014)




Amon Amarth au Métropolis
Par Isanielle Enright
(english will follow)

Amon Amarth était de retour pour sa tournée annuelle de bière et de musique et cette fois-ci ils avaient apporté le groupe de power/heavy métal suédois Sabaton et nos voisins du Sud Skeletonwitch avec eux. Je qualifie la tournée d’annuelle parce que, avouons le, ils passent par Montréal habituellement une fois par année, habituellement en automne, habituellement au Métropolis ou au Club Soda et vous savez quoi ? Continuez comme cela parce qu’on adore !

Skeletonwitch. Chance Garnette: Voix I Nate "N8 Feet Under" Garnette: Guitare I Scott "Scunty D." Hedrick: Guitare I Evan "Loosh" Linger: Guitare Basse I Dustin Boltjes: Batterie

Skeletonwitch a donné le coup d’envoi avec un heavy métal solide. Les lignes de guitares  étaient tellement cool qu’on ne pouvait s’empêcher de balancer de la tête en suivant le rythme.  Leur musique était rapide. Très rapide. La vitesse aurait pu tomber dans l’excès, si ce n’avait été de la forte présence mélodique coulant au-dessus du tout. Le rendu était d’une grande élaboration remplie de tensions et d’harmonies musicales formant un tout impressionnant, amené par un sens du spectacle propre à la formation. Je présume un  léger problème technique au niveau du son, mais j’aurais aimé entendre un peu plus les voix. Le talent vocal de Chance Garnette n’ayant d’égal que sa présence de scène, on s’attend à ce que sa vois soit mise en évidence. Toujours est-il que la performance en général a été extrêmement bien exécutée, supportée par Dustin Boltjes qui n’a jamais raté un temps de tout le concert. J’espère les revoir bientôt, un peu plus haut dans la liste des groupes peut-être ?

Pour en savoir plus :

  
Sabaton. Joakim Brodén: Vocals and keys I Pär Sundström: Bass, backing vocals I Chris Rörland: Guitar, backing vocals I Thobbe Englund: Guitar, backing vocals I Hannes van Dahl: Drums

Les dernières notes de Within my Blood se sont effacées et le tour de Sabaton est arrivé en un éclair. Au premier coup d’œil, j’ai été tentée de rouler les yeux et crier au quétaine. Je le dirai toujours, je ne suis pas fan des lunettes de soleil sur scène et la tournure pantalon camo et « veste pare-balle »  agencée avec du power métal me font sérieusement sourciller.  J’ai tout de même décidé de garder l’esprit ouvert et de ne pas juger le livre par sa couverture. Il n’en a pas fallu beaucoup pour me rendre compte que ce livre-là est pesant. Il sonne comme une tonne de briques, en fait. Si l’esthétique du groupe ne m’a pas convaincue, sa musique a été reçue de façon positive tant par moi que par le reste de l’audience, semblait-il.  Les fans les ont acclamés pendant des dizaines de minutes entre chaque chanson, tant et si bien que Joakim a dû leur demander de se taire un peu pour ne pas causer trop de retard dans le concert. Leur genre musical a toujours été bien reçu dans la Belle Province,  peut-être à cause de sa proximité avec nos rythmes traditionnels, mais je crois qu’il s’agissait d’une première. Le sens de l’humour du groupe s’est avéré un point gagnant. Ils faisaient les fous et lançaient des blagues sans arrêt. Joakim se commandait des bières sur scène, éructait habilement dans le micro…ils ont même lancé à la blague que « non, ils ne sont pas un groupe hommage à Village People ».  Dans tous les cas, ils ont reçu le mémo sur la façon dont nous faisons la fête par ici !

Pour en savoir plus :

  
Amon Amarth. Johan Hegg: lead vocals I Olavi Mikkonen: guitar I Ted Lundström: bass I Johan Söderberg: guitar I Fredrik Andersson: drums

À bien y penser, Sabaton doit avoir reçu le mémo d’Amon Amarth eux-mêmes. Ils sont passés par ce petit coin de planète plus souvent que tout autre groupe international que j’ai pu voir en concert. Rendu à ce point, Johan doit connaître par cœur le nom de chacun de ses fans à Montréal. Amon Amarth est devenu au fil du temps une tradition annuelle de notre communauté métal locale, un peu comme Noël et la St-Patrick, mais avec moins de dinde que la première et plus de bière que la deuxième.

Souvent qualifiée de Viking Métal, leur musique a été déclarée death métal à thématique viking par le groupe lui-même. Peu importe le nom que l’on veut bien lui attribuer, il n’en reste pas moins qu’elle donne franchement l’envie d’empoigner une épée et de s’embarquer sur bateau pour conquérir des trucs. Toutefois, la seule option viking à notre disposition pour la soirée c’était de boire de la bière et de chanter à l’unisson, ce que personne ne s’est fait prier de faire. Amon Amarth a ouvert les hostilités avec Deceiver of the Gods et une mise en scène tout en lumières suivie de classiques triés de l’ensemble de leur discographie tels que Free Will Sacrifice, Fate of Norns, Guardians of Aasgard et War of the Gods avant de conclure avec un rappel. Ils ont terminé la soirée avec Twilight of the Thunder God, Pursit of Vikings et un toast à la bande de pas fiables venus de partout dans la région pour faire la fête avec eux.

Pour en savoir plus :


Review : Isanielle Enright
Photos : Alain Labonte
©Québec-Métal

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Amon Amarth at the Métropolis
By Isanielle Enright


Amon Amarth was back for its annual beer and music round with us crazy headbangers and this time they brought Swedish power/heavy metal band Sabaton and our neighbors from the South Skeletonwitch along with them. I say “annual” because, let’s face it, they come back about once a year, usually in Fall, usually at Club Soda or Metropolis and you know what? Keep them shows coming guys because we love it!


Skeletonwitch. Chance Garnette: Lead vocals I Nate "N8 Feet Under" Garnette: Guitars I Scott "Scunty D." Hedrick: Guitars I Evan "Loosh" Linger: Bass I Dustin Boltjes: Drums


Skeletonwitch kicked off the evening with a solid heavy metal set. Their guitar playing was just so cool to listen to, there was nothing else to do but bang you head and try to follow the beat. Their music was fast. Very fast. All that speed could have been too much if it weren’t for the melodic lines racing on top of it all. What we were left with was a great musical structure, tensions and harmonies working together to become this beast of a show that Skeletonwitch had put together. I am guessing this was a minor technical malfunction, but I would have liked to hear the vocals a touch more. The vocal talent of Chance Garnette being only matched by his intense energy on stage, it’s no surprise we would be expecting his voice to be more at the front. Still, the general performance was very well executed, supported by Dustin Boltjes on the drum kit, who never missed a beat. I am hoping to see them again soon, maybe a little higher in the show list next time?


Learn more about the band:


Sabaton. Joakim Brodén: Vocals and keys I Pär Sundström: Bass, backing vocals I Chris Rörland: Guitar, backing vocals I Thobbe Englund: Guitar, backing vocals I Hannes van Dahl: Drums


The last few notes of Within My Blood faded and Sabaton’s turn came in a flash. A first glance, I was tempted to roll my eyes and yell “cheese”. Not a big fan of the sunglasses and camo twist on their power metal, but let’s not judge the book by its cover. Didn’t take long for me to figure out that was one heavy book too! More like a ton of bricks, really. If the aesthetics of the group didn’t appeal to me, its music certainly did and the rest of the crowd felt very much in my corner. Fans liked them so much they cheered for 5-10 minutes in between songs, so much so that Joakim had to ask everybody to shut it a little to keep the show on schedule. The genre has always been well received in the Belle Province, maybe because of its proximity to our own traditional music and its rhythms, but this was a first I believe. The band’s humor was definitely a plus. They goofed around making jokes, Joakim was drinking (and burping) beer on stage...they even took the time to reassure us that they weren’t a Village People cover band. They definitely got the memo on how it’s done around here!


Learn more about the band:


Amon Amarth. Johan Hegg: lead vocals I Olavi Mikkonen: guitar I Ted Lundström: bass I Johan Söderberg: guitar I Fredrik Andersson: drums


They may have gotten the memo from Amon Amarth themselves, now that I think of it. They’ve been in this corner of the planet more times than any other international bands I can think of. Johan must know the name of every single fan by now. Amon Amarth has been a yearly tradition in our local metal culture for a long time, almost like Christmas and St-Paddy’s but with less turkey than the first and more beer than the latter.


Often referred to as viking metal, self proclaimed viking-themed death metal, they sure make us feel like grabbing a sword and getting on a boat to conquer things and places, but since the only viking option of the evening was drinking beer and singing along, we all wholeheartedly did so. They opened their set with Deceiver of the Gods, followed by classics and recent songs alike such as Free Will Sacrifice, Fate of Norns, Guardians of Aasgard and War of the Gods, before closing the evening with Twilight of the Thunder God, The Pursuit of Vikings and a toast to their unsavory company of the evening...That would be us, indeed!


To learn more about the band:


Review : Isanielle Enright
Photos : Alain Labonte
©Québec-Métal

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