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Tuesday, 1 September 2015

Concert Review: Motley Crue Farewell Tour in Ottawa (august 23rd - 2015)


(english will follow)



So long, Farewell… RIP Mötley Crüe

Ce dimanche 23 août dernier, les spectateurs ont eu droit à un line up de choix, alors que The Cringe, invité, et Alice Cooper, the very special guest, échauffaient la scène où Mötley Crüe ferait ses adieux à ses fidèles fans. Un show haut en émotions, et spectaculairement technique et pyrotechnique, un set up qui en a mis plein les yeux au Canadian Tire Centre.

Alors que nous cherchions nos places dans le centre, une foule était amassée tout près de l’entrée où nous devions nous asseoir. Curieux, nous sommes allés voir ce qui se passait… Ryan Roxie et Nita Strauss, tous deux guitaristes pour Alice Cooper, avaient donné rendez-vous aux fans qui désiraient les rencontrer. C’est que Roxie notamment désirait rencontrer son public afin de promouvoir le nouvel album EP de son groupe Roxie 77. Il a alors dédicacé plusieurs fiches publicitaires et s’est généreusement prêté au jeu des fans venus nombreux pour se faire prendre en photo à ses côtés.

Alors que nous gagnions nos places, The Cringe foulait les planches avec un bon rock alternatif tantôt formé de compositions originales, tantôt de chansons hommages. Le chanteur s’est imprégné de l’énergie des spectateurs en circulant parmi eux et a donné le coup d’envoi de la soirée de belle façon. 

Les techniciens d’Alice Cooper se sont ensuite affairés à préparer la scène pour la venue du Prince des ténèbres, costumés de noir avec imprimé squelette, ce qui donna déjà le ton au spectacle à venir... C’est toujours un plaisir de voir évoluer Alice Cooper sur scène! Bien que ce valeureux routier offre toujours ses bons vieux classiques, et ses incontournables personnages, tels que Frankenstein et l’aliéné qui finit inévitablement sous la guillotine, le Prince des ténèbres apporte à tous coups du nouveau dans sa présentation et son décor. Cette fois, il a fait une apparition avec ce fidèle ami qui a contribué à façonner son image, son serpent, ce qui est plutôt rare désormais. 

Alice Cooper a ouvert son show avec Black Widow et fermé avec School Out sous un amas de confettis. Soulignons la générosité de ce gentlemen ; en plus d’avoir un contact privilégié avec son public, il distribue tantôt des colliers, tantôt des ballons, même sa fameuse canne a plané au-dessus des têtes pour finir dans la main d’un fan fort heureux de sa prise… Sans oublier les autres membres qui ont distribué des pics de guitares et offert des solos aux guitares et à la batterie comme on n’en voit plus souvent! Bref, un show d’Alice Cooper, c’est toujours une valeur sûre… Pour ma part, c’était la quatrième fois que je le voyais sur scène et le Prince est toujours à la hauteur des attentes; on sent qu’il aime son public et son public le lui rend très bien. Il a finalement remercié la foule en français et en anglais, une petite attention le fun pour les francophones venus nombreux.

Sous les airs de So long, Farewell, un classique entonné par la famille Von Trapp et rendu populaire par le film La mélodie du bonheur (The Sound Of Music), Mötley Crüe pavait la voie vers ce qui allait être son show d’adieu... des battements de cœur se sont intégrés au rythme des dernières notes de la chanson introductive tandis qu’une immense boule rouge suspendue au-dessus de la scène s’est allumée puis éteinte s’accordant au tempo et trouvant écho dans la poitrine des spectateurs… Ensuite, lointain d’abord, puis de plus en plus présent, le son d’une moto que l’on rince et l’arrivée sur scène en trombe du quatuor avec la chanson Girls, girls, girls.

C’est d’abord un Vince Neil un peu essoufflé, mais non moins charismatique, qui s’est présenté dans une veste de cuir, peut-être devenue un peu serrée, dément issant du coup toute rumeur de lip sink… Il l’a d’ailleurs détachée après quelques chansons et sa voix s’en est que mieux portée!! Mötley Crüe a ensuite enchaîné ses meilleurs titres au grand plaisir de la foule : Wild Side, Dr Feelgood, Same Ol’ Situation, Shout at the Devil, Live Wire, etc. Toutes les attentes des spectateurs ont certes été comblées à ce niveau, car la formation de Los Angeles n’en a omis aucun, sauf peut-être Without You, mais cela est bien personnel.

Ce qui a fait le show outre l’interprétation des meilleurs titres, c’est que le set up à lui seul valait le déplacement. C’était, comment dire, majestueux, plus grand que nature! Les Crüe y ont mis le paquet pour leur dernière tournée. Le concept d’adieu a été exploité à fond alors qu’on pouvait lire RIP Mötley Crüe un peu partout, que ce soit sur écrans géants – un de chaque côté de la scène- ou sur les t-shirts et autres articles promotionnels. Dans cette optique, Nikki Sixx a fait un vibrant discours  à la mi-show pour remercier la foule et lui relater une histoire personnelle dont l’objectif était de croire en nos rêves… En effet, les membres de cette formation viennent pour la plupart d’un milieu modeste, dont Nikki Sixx, et ils ont tenu à remercier leurs fans de les avoir amenés au sommet et de les avoir soutenus toutes ces années durant. Un moment privilégié et très touchant…

Par ailleurs, la scène était parsemée de méga studs qui crachaient du feu de temps à autres, et qui dégageaient une chaleur telle que l’on pouvait la ressentir jusqu’au tiers du Canadian Tire Centre. Des feux d’artifices ont également craché leur dévolu pour accentuer quelques accords plus louds, ainsi que les conceptuelles rockeuses et solistes ont agrémenté le show par leur voix, leur présence, leur costume (ou absence de costume, c’est selon!) et leurs chorégraphies explicites. 

Quelques petits faits saillants, les Crüe ont fait un clin au sport national des Canadiens en introduisant et concluant la chanson Smokin’ in the Boys Room avec la chanson thème d’encouragement aux hockeyeurs. En outre, le groupe a interprété Anarchy in the US à la fin de laquelle Nikki Sixx a lancé sa bass sur scène. Enfin, lorsque la chanson Shout at the Devil a été interprétée, la bass de Nikki Sixx crachait du feu à chaque « Shout! », tandis que le basse drum de Tommy Lee s’illuminait d’une couleur différente à chaque coup donné sur celui-ci. Que dire de Mick Mars qui, malgré son état de santé, a certes démontré qu’il n’avait rien perdu de sa dextérité sur la guitare!

Mais l’un des moments forts de la soirée fut sans nul doute le « manège » de Tommy Lee.  Je vais faire de mon mieux pour vous le décrire, mais je dois avouer qu’il sera très difficile de rendre justice à l’ampleur du phénomène… Donc, partant de la scène, un rail ondulait dans les airs pour aboutir au centre du Canadian Tire Centre. Suivant ce rail, la cage de Tommy Lee, avec celui-ci à son bord, bien entendu, roulait maintenue en deçà et tournait de surcroît sur elle-même… ajoutez-y des néons tout le long du rail, sur la cage et des spots multicolores, ainsi qu’un solo de drum dément et vous aurez une idée de la chose! Grandiose! Et Tommy Lee de dire que ce manège est celui dont il rêve depuis le début… Tout simplement hallucinant!

Le show s’est ensuite poursuivi tout feu, tout flamme et, lors de la dernière chanson, Kickstart my Heart, Vince Neil et Nikki Sixx, debout sur chacun un bras articulé muni d’une plate-forme, ont survolé la foule de part et d’autre du parterre, puis le groupe a quitté la scène… sans jouer Home Sweet Home!

Bien entendu, il leur a fallu revenir à la grande demande générale pour cette fameuse chanson… C’est sur une petite scène, au centre du Canadian Tire Centre, que les Crüe se sont rendus pour finaliser leurs adieux. Sur écrans géants, on pouvait voir des photos relatant leurs débuts et leur grande aventure, une aventure qui aura duré plus de trente ans!! À l’unisson avec les spectateurs qui brandissaient leur lighter, Vince Neil a chanté avec cœur et dévotion! 

C’est le cœur gros, des souvenirs plein la tête et une petite larme au coin de l’œil que j’écris les dernières lignes de cette review, car je sais que ce sera la dernière que j’écrirai sur ce groupe légendaire, un groupe qui a su marquer de façon notoire l’histoire du Glam Metal, mais aussi des milliers de fans depuis le début des années 80. RIP Mötely Crüe!

The Cringehttp://thecringe.com/
Review: Maire-Josée Brisson
©Québec-Métal 
 



So long, Farewell ... RIP Mötley Crüe

Sunday August 23, spectators were treated to a line-up of choices, while The Cringe, as guest, and Alice Cooper, as very special guest, warmed the scene where Mötley Crüe would bid farewell to his loyal fans. A show high in emotions, technically and pyrotechnically spectacular.  A set up that enlighten the crowd at the Canadian Tire Centre.

As we were looking for our places in the center, a crowd had gathered close to the entrance where we had our seat. Curious, we went to see what was going on ... Ryan Roxie and Nita Strauss, both guitarists for Alice Cooper, had made a meet and greed point for the fans who wanted to meet them.  Roxie particularly wanted to meet his audience to promote the new EP album of his band Roxie 77.  He then autographed advertising cards and generously lent the game to the many fans that came to get his picture taken with him.
As we take our places, The Cringe trod the stage boards with a good alternative rock sometimes playing original compositions, sometimes tributes songs. The singer has absorbed the energy of the audience by circulating among them and gave a good start for this evening to come.

Alice Cooper technicians then got busy preparing the stage for the coming of the Prince of Darkness, dressed in black with printed skeleton, which already set the tone for the show to come ... It's always a pleasure to see evolve Alice Cooper on stage! Although this valiant old hand still offers his good old classics, and his prominent figures such as Frankenstein and the alienated that inevitably ends up on the guillotine, the Prince of Darkness brings new stuff to all in his stage presentation and decor. This time he made an appearance with his faithful friend who helped shape his image, his snake, which we can rarely see now.

Alice Cooper opened his show with Black Widow and closed with School Out under a pile of confetti.  We must underline the generosity of this gentleman; besides having a privileged contact with the public, he sometimes distributes necklaces, balloons, even his famous cane hovered overhead to end up in the hands of a very happy fan... Without forgetting the other band members who distributed guitars peaks and offered guitar and drums solos like we don’t ear then more often!  In short, an Alice Cooper show is always a safe bet ... For me, it was the fourth time I saw him on stage and the Prince is always up to expectations; we feel that he loves his audience and his audience loves him. He finally thanked the crowd in French and English, a fun little attention for many French fans who came.

Under the tunes So long, Farewell, a classic sung by the Von Trapp family made popular by the movie The Sound of Music, Mötley Crüe paved the way for what was to be his farewell show. .. Heart beats have entered into the rhythm of the last notes of the introductory song while a huge red ball suspended above the stage was lit and then extinguished agreeing with the tempo and finding echo in the spectator’s chest ... Then, we could eat at first in a distant and increasingly more present, the sound of a motorcycle.  Followed the arrival of the quartet on stage with the song Girls, girls, girls.

Primarily, we had a little breathless Vince Neil, but no less charismatic, in his leather jacket, which perhaps became a little tight, who suddenly contradicted any rumor of lip synch ... He moreover cached his breath after a few songs and his voice was all better!! Mötley Crüe then chained his best titles to the delight of the crowd; Wild Side, Dr Feelgood, Same Ol 'Situation, Shout at the Devil, Live Wire, etc.  All of the audience expectations were certainly addressed at this level, because the Los Angeles band didn’t omit any song, except perhaps Without You, but this is very personal.

What made the show except the interpretation of the best tracks is the set-up, which alone was worth the trip. It was, well, majestic, larger than life! The Crüe went full blast for their last tour. The farewell concept has been fully exploited so that we could read RIP Mötley Crüe everywhere, whether on giant screens - one on each side of the Scene- or on t-shirts and other promotional items. In this context, Nikki Sixx made a rousing speech in mid-show to thank the crowd and tell it a personal history whose aim was to believe in our dreams ... In fact, members of this band, with Nikki Sixx, come mostly from a modest background and they thanked their fans for having brought them to the summit and for having supported them all these years. A special moment and a very touching one...

Furthermore, the stage was littered with mega studs spitting fire from time to time, and was providing a heat such that one could feel it until the third of the Canadian Tire Centre. Fireworks also spat their sights to highlight a few more loud chords. The presence of conceptual female rockers and soloists also have embellished the show by their voice, their presence, their costume (or lack of costume, it depends!) and their explicit choreography.

Some small highlights, the Crüe have made a wink to the national sport of the Canadians by introducing and concluding the song Smokin 'in the Boys Room with the hockey theme song of encouragement.  The band sang Anarchy in the US at the end of which Nikki Sixx threw his bass on stage.  Finally, when the song Shout at the Devil has been interpreted, Nikki Sixx bass was breathing fire at every “Shout!”, while Tommy Lee’s bass drum was illuminated in a different color with each stroke given on it.  What about Mick Mars who despite his condition, has certainly proved he had lost none of his skill on the guitar!

But one of the highlights of the evening was undoubtedly Tommy Lee "armory”. I will do my best to describe it, but I must admit that it will be very difficult to bring justice to the scale of the phenomenal... So, starting from the scene, a rail waved in the air to reach the center of the Canadian Tire Centre. Following this track, Tommy Lee’s cage, with one on board, of course, rolled from the rail and turned on itself in addition... add some neon lights along the rail, on the cage and multicolored spots as well as a dementia drum solo and you will get an idea of the thing!  Grandiose!  And Tommy Lee said that this ride has been his dreams from the beginning ... Simply amazing!

The show continued with fire and flames and during the last song, Kickstart my Heart, Vince Neil and Nikki Sixx, each standing on an articulated arm with a platform, flew over the crowd share side of the floor, and then the band left the stage without playing ... Home Sweet Home!

Of course, they had to return for an encore to the great general demand for that famous song ... It's on a small stage in the center of the Canadian Tire Centre, that the Crüe went to finalize their goodbyes. On giant screens, you could see pictures chronicling their early days and their great adventure, an adventure that lasted over thirty years!! In unison with the audience waving their lighter, Vince Neil sang with heart and devotion!

It is with a big heart, a head full of memories and a tear in the corner of my eye that I am writing the last lines of this review, because I know it will be the last I will write on this legendary band, a band who notoriously marked the history of Glam Metal, but also of thousands of fans since the early 80s. RIP Mötely Crüe!

Review by Maire-Josée Brisson
©Québec-Métal
 

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