Bloodstock Festival 2018

Tuesday, 3 April 2018

CD Critics: BornBroken - BornBroken - The Years of Harsh Truths and Little Lies (2018)


(french only)

Critique CD

BornBroken - The Years of Harsh Truths and Little Lies (2018)

Le groupe:
Pepe Poliquin – Voix
Mike Decker – Guitare
Simon Savard – Guitare
Red Voizard – Basse
Samuel Santiago – Batterie

Les chansons:
01 - Empty Souls
02 - The Years of Harsh Truths and Little Lies
03 – Torn
04 - The Only One
05 - Whitewashed
06 - No Stranger to Failure
07 - Fight (featuring Jason Rockman)
08 - Live or Die
09 - Father Death
10 - Listen

Peut-être plusieurs d’entre vous ne connaissent pas encore BornBroken, mais aujourd’hui il est  temps de changer le tout. Si vous n’avez pas écouté à l’époque, le superbe album qu’est The Healing Powers of Hate (2013), bien c’est maintenant le temps de vous reprendre et de découvrir un groupe qui mélange plusieurs styles en un. Le thrash, le core, le death et le groove métal. Alors maintenant imaginez toutes ces saveurs et vous n’en faites qu’un et çà devient du BornBroken. Depuis ce dernier album, plusieurs changements au niveau de la constitution du groupe sont survenus, le premier changement est l’arrivée du chanteur Pepe Poliquin, qui au niveau vocal a apporté un plus à la puissance du groupe. Mais il y a eu aussi un changement au niveau de la batterie et de la basse. Il aura fallu cinq années au groupe avant d’arriver avec un nouvel album qu’est The Years of Harsh Truths and Little Lies (2018) et c’est sans tarder que je vous emmène dans l’univers de ce nouvel album.

Le tout débute avec Empty Souls. Une aire d’époque ouvre la pièce, je dirais plutôt un leurre avant qu’une débauche d’agressivité nous enfonces le corps directement dans un mur. Une vraie puissance au niveau de la batterie et de la basse qui offre ce groove caractéristique à BornBroken. Du niveau des guitares, c’est puissance sans compromis et que dire de la voix, un chanteur complètement déchainé au niveau vocal. Un début d’album qui promet d’être essoufflant dans le bon sens du terme. The Years of Harsh Truths and Little Lies qui est la pièce titre de l’album ne relâche pas en vitesse et en brutalité au niveau rythmique. Un bon mélange entre une guitare sous accordée et une guitare plus mélodieuse. Un petit côté qui est ressenti en milieu de pièce qui pourrait aisément nous faire penser à un certain Slayer. Une autre chanson que beaucoup adopterons en écoute du CD, voire même en concert. Torn possède encore cette lourdeur que j’aime tant dans le rythme venant de BornBroken. La pression ne relâche pas et la puissance d’exécution s’amalgame bien au côté plus mélodique des guitares. Une belle combinaison entre les back vocales et le chant principal. The Only One demeure dans la mouvance de rapidité et de lourdeur empruntée jusqu’à présent depuis le début de l’album. Plusieurs changements au niveau rythmique mais sans que l’ensemble vole partout. La voix est toujours aussi rageuse et puissante et nettement efficace. Whitewashed avec son début, me fait énormément penser à du Suicidal Tendencies et autres groupes de ce genre. De belles envolées provenant de la guitare, des cassures de rythmique fort bien exécutées. Fracas et destruction assuré dans un moshpit. Comme toujours le rythme plus mélodieux est savoureux et se mélange bien à la rage du reste de l’ensemble rythmique plus vigoureux. No Stranger to Failure est nettement plus direct et extrêmement heavy. Le jeu de la basse est très présent sur cette chanson, ce qui offre un groove particulier à cette dernière. Une batterie complètement déchainée. Ainsi qu’un mélange vocal superbement bien fait. Fight qui inclut un invité de marque en la personne de Jason Rockman (Slaves on Dope), nous offre une dynamique vocale complètement savoureuse et différente à la fois. Au niveau des instruments, le rythme demeure très heavy et puissant avec une guitare qui est dynamique et l’autre guitare qui maintient la lourdeur du rythme, a écouter d’urgence. Live or Die est une pièce fort entraînante. Sur cette chanson, j’y ressens un rythme plus orienté vers le core mais qui demeure néanmoins très heavy. Quand je vous parle de mélange de style, cette chanson en est une sorte de preuve. Nos oreilles sont transportées vers différent horizons sonores, ce qui est bon pour un groupe qui utilise tous ces styles comme BornBroken. Father Death garde cette lourdeur de rythme propre au groupe. Mais attention, une certaine pause très mélodique vous est offerte. Une pause très bienvenue après un déferlement de rythme sans arrêt. Rien n’est terminé car Listen termine l’album et vient aussi vous achever avec un rythme puissant et rapide. La pause n’était qu’un piège, car quelle meilleure façon de terminer un album? De la même manière qu’on la commencé. Dans cette chanson, plusieurs nuances au niveau des guitares que vous risquez d’adorer.

The Years of Harsh Truths and Little Lies est un autre chef-œuvre musical que BornBroken nous as pondu. Cinq années d’attente, mais croyez-moi, l’attente en vallait la peine. La voix de Pepe Poliquin est à son meilleur et ultra efficace. Un duo du guitariste hors pair qui nous offre toutes sortes d’émotions qui passent par la brutalité de la mélodie et de plusieurs autres nuances. Une batterie qui nous offre un rythme essoufflant et sans concessions. Une basse très présente et qui se ressent à plusieurs endroits sur l’album. Dix chansons fortement bien exécutées et bien composées. Une production en béton armé, et un son d’enfer. Une production signée Chris Donaldson (Cryptopsy) et Marco Frechette. Le tout enregistré au studio The Grid à Montréal. The Years of Harsh Truths and Little Lies est définitivement l’album qui va projeter BornBroken à un autre niveau sur l’échiquier du métal mondial. A voir d’urgence en concert mais n’oubliez pas aussi de vous procurer d’urgence cet album au moment de sa sortie. Je vous recommande fortement ce nouveau méfait de BornBroken.

Ma note: 9/10

 
The Years of Harsh Truths and Little Lies videocliphttps://www.youtube.com/watch?time_continue=15&v=1IHgg5hpc9U
Critique CD par Alain Labonte
Corection de texte par Sylvie Drolet
©Québec-Métal
 

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